Récemment, une candidate est venue me voir à mon cabinet et m'a dit qu'elle attendait que son patron lui apporte son soutien pour déposer sa demande de BOWP, ce qui est une erreur car, pour cette demande en particulier, elle n'en a pas besoin !
Les procédures d'immigration au Canada sont complexes si le demandeur ne cherche pas ou ne trouve pas d'informations ; c'est pourquoi j'ai décidé d'apporter des éclaircissements à ce sujet sur ce blog.
La question est claire : si le permis de travail provisoire (Bridging Open Work Permit ) ne nécessite pas l'aval de l'employeur, alors comment cela fonctionne-t-il ?
Pour comprendre le fonctionnement de cette procédure, je vous invite à découvrir le BOWP à travers ses différentes catégories d'application ; vous saurez ainsi dans quels cas vous pouvez en faire la demande.
Ce document constitue une mesure d'accompagnement en matière d'immigration qui permet aux demandeurs de résidence permanente de conserver leur statut légal et leur droit de travailler pendant le traitement de leur demande principale.
Le permis de travail provisoire (Bridging Open Work Permit) fonctionne selon différentes catégories de demande. Voici ces catégories :
Si vous déposez une demande de résidence permanente via le système « Express Entry », la procédure est simple. Une fois votre demande envoyée et la confirmation reçue, vous pouvez demander le permis de travail provisoire (Bridging Open Work Permit).
Ce permis ne nécessite pas l'accord d'un supérieur hiérarchique, ni de procédure LMIA, ni aucune démarche de la part de l'entreprise. S'agissant d'un permis de travail ouvert, il vous donne la liberté de travailler légalement, à condition de respecter les conditions fixées pour ce programme.
Remarque : Un permis de travail ouvert est un document qui autorise son titulaire à travailler pour n'importe quel employeur au Canada, sauf exceptions spécifiques, sans qu'il soit nécessaire de disposer d'une offre d'emploi ferme ou d'un avis favorable de l'EMT.
LMIA positive : Labour Market Impact Assessment, ou évaluation positive de l'impact sur le marché du travail. Il s'agit d'un document délivré par Emploi et Développement social Canada (EDSC) qui confirme la nécessité d'embaucher un travailleur étranger lorsqu'il est impossible de pourvoir le poste avec un citoyen ou un résident.
La deuxième catégorie concerne les personnes qui ont obtenu leur permis de séjour ou en ont fait la demande dans le cadre d'une nomination provinciale.
Ici, l'élément clé réside dans la rédaction de votre document.
Si votre nomination provinciale précise que vous n'êtes pas lié à un employeur par un contrat de travail, vous n'avez alors pas besoin du soutien d'un employeur et pouvez demander un permis de travail temporaire (Bridging Open Work Permit).
La troisième catégorie s'applique si vous avez obtenu votre demande de résidence permanente grâce à une nomination provinciale et que celle-ci indique que vous êtes effectivement lié à un employeur par un contrat de travail.
Dans ce contexte, vous ne pouvez malheureusement pas demander un permis de travail ouvert de transition, mais un permis de travail fermé.
Remarque : le permis de travail « fermé » est lié à un employeur et à une province spécifiques, et sa validité dépend des conditions du contrat de travail et du soutien de l'employeur.
Pour être éligible, vous devez :
Remarque : ce type de permis n'est soumis à aucune restriction concernant l'employeur. De plus, n'oubliez pas que le fait de soumettre un profil au système Express Entry (réserve) ne revient pas à demander la résidence permanente.
La nomination provinciale est un mécanisme par lequel les provinces et les territoires du Canada sélectionnent des personnes possédant des compétences, une formation et une expérience professionnelle spécifiques afin de répondre aux besoins de leur économie locale.
La procédure prévoit que le candidat exprime son intention de s'installer dans cette juridiction afin d'obtenir le statut de résident permanent, selon des critères et des quotas annuels définis exclusivement par chaque province ou territoire.
Cette voie constitue en soi une exception à l’exigence d’une LMIA. Si votre employeur utilise cette désignation provinciale et demande une dérogation à l’exigence d’une LMIA, vous pouvez demander un permis de travail fermé sans difficulté. Il n’est donc pas nécessaire de rechercher des accords ou des voies alternatives, telles que la Mobilité francophone, pour présenter votre demande.
Chaque année, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté du Canada (IRCC) rejette des demandes en raison d'erreurs qui pourraient être évitées si le candidat comprenait bien le déroulement de son dossier.
La procédure d'immigration canadienne est complexe et peut prêter à confusion quant à la signification des termes ou donner lieu à des erreurs d'interprétation.
Pour mieux comprendre les conditions de votre nomination, les délais de dépôt de votre candidature ou tout autre aspect de votre dossier, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel.
Chez Immiland Law Professional Corporation, nous pouvons analyser votre dossier et vous garantir que vous déposerez votre demande pour le permis approprié en toute sécurité.
Si vous souhaitez évaluer votre éligibilité avec notre équipe de consultants et d'avocats agréés, nous vous invitons à prendre rendez-vous.
N'oubliez pas : si vous remplissez les conditions requises pour bénéficier d'un BOWP, optimisez votre temps et vos ressources pour votre demande de résidence permanente et votre statut au Canada, car ce permis ouvert ne nécessite pas le soutien de votre employeur.
J'espère que cet article vous aidera à dissiper vos doutes concernant votre autorisation et vous apportera la sérénité dont vous avez besoin pour aller de l'avant.
Rendez-vous dans le prochain article, où nous continuerons à construire votre rêve canadien avec empathie, dévouement et professionnalisme.
Avec amour,
Immiland Law Professional Corporation