Votre demande a-t-elle été rejetée ? Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas toujours la décision définitive d'Immigration Canada.
Il existe un moyen de corriger les erreurs sans avoir à repartir de zéro ni à engager directement une procédure judiciaire : il s'agit de la « reconsidération », un recours que peu de gens connaissent et qui s'avère souvent très efficace.
Dans cet article, j'expliquerai en quoi consiste cette procédure, dont le fondement juridique a été établi par Kurukkal et Vavilov, qui ont réussi à faire annuler leur rejet après avoir démontré des erreurs dans les procédures.
Je vais également vous présenter des cas concrets et spécifiques dans lesquels nous avons réussi à faire annuler des refus. Lisez cet article jusqu'au bout et voyez si votre situation remplit les conditions requises pour une demande de réexamen.
Une demande de réexamen est, en substance, une requête adressée à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) afin que ce dernier réexamine une décision déjà prise.
Important : il ne s'agit pas d'un procès devant la Cour fédérale, mais d'une procédure administrative plus rapide et moins coûteuse.
Cela relève du pouvoir discrétionnaire de l'agent. Il ne s'agit pas d'un droit automatique pour le demandeur, mais d'une occasion de démontrer à l'agent que sa décision peut et doit être réexaminée, soit parce qu'elle ne reflète pas la réalité de l'affaire, soit parce qu'elle a été prise sans tenir compte d'éléments clés qui figuraient déjà dans le dossier.
Par le passé, deux immigrants ont réussi à jeter les bases de ce recours grâce à la révision de leur dossier. Même si cela peut paraître informel, c'est aujourd'hui un principe bien établi du droit canadien.
Dans l'affaire Kurukkal, concernant un demandeur originaire du Sri Lanka à qui l'entrée au Canada avait été refusée, la Cour fédérale a confirmé que les agents ont le pouvoir de rouvrir un dossier lorsque des informations pertinentes qui n'avaient pas été prises en compte initialement leur sont présentées ou lorsque la décision reposait sur un dossier incomplet.
À cela s'ajoute le critère de raisonnabilité établi dans l'affaire Vavilov, qui exige que les décisions administratives soient cohérentes, motivées et fondées sur des éléments de preuve. Lorsque ce n'est pas le cas, il est possible d'intervenir de manière stratégique en demandant un réexamen.
Au fil de mon expérience dans le traitement de ces dossiers, mon équipe d'Immiland Law et moi-même avons réussi à faire annuler des décisions dans des situations courantes qui, à première vue, semblaient définitives. En voici quelques exemples :
Refus dans lesquels le demandeur avait déjà réussi son examen de langue, mais avait oublié de joindre le résultat lors du dépôt de sa demande. Cas où le résultat de l'examen existait bel et bien et a été envoyé ultérieurement via le formulaire en ligne, mais où la demande a néanmoins été rejetée sans que cette information ait été dûment prise en compte par l'agent avant de rendre sa décision.
Les refus fondés sur le fait que le demandeur a de la famille au Canada, l'agent interprétant à tort ce lien comme un risque que la personne ne quitte pas le pays.
C'est là que nous intervenons en appliquant correctement le principe de « double intention », qui permet légalement à une personne d'avoir des liens au Canada tout en remplissant les conditions d'un séjour temporaire.
Nous sommes intervenus dans des dossiers de refus de permis de travail où l'agent avait conclu que le demandeur n'était pas éligible au titre d'un accord de libre-échange. Dans ces dossiers, nous avons démontré que l'analyse de l'agent était incomplète ou erronée, ce qui a permis de faire reconnaître l'éligibilité effective du travailleur au titre des accords internationaux en vigueur.
De même, nous avons fait annuler des refus dans lesquels l'agent appliquait la nouvelle législation de manière rétroactive à des demandes qui avaient été déposées avant l'entrée en vigueur des modifications réglementaires. Ces décisions sont clairement contestables d'un point de vue juridique et peuvent être résolues par un réexamen stratégique qui exige le respect de la réglementation en vigueur au moment du dépôt de la demande.
Remarque : dans la pratique, de nombreux refus ne sont pas dus à un véritable manque d'éligibilité du candidat, mais à des erreurs de procédure commises par l'agent, qui peuvent être corrigées.
C'est à ce moment-là que le demandeur doit solliciter l'aide d'un professionnel afin de mettre en place une stratégie juridique adaptée. En cliquant sur ce lien : https://en.immilandcanada.com/law/contact, vous pouvez contacter un membre de notre équipe juridique.
Ces scénarios mettent en évidence un point important : la reconsidération n'est pas une seconde chance pour « réessayer », mais un outil technique permettant de corriger des décisions qui ne sont pas suffisamment fondées.
Savoir quand utiliser cet outil, et comment s'en servir correctement, peut faire la différence entre devoir tout recommencer ou sauver un dossier qui avait déjà toutes les chances d'être approuvé.
Cela dit, toutes les affaires ne doivent pas nécessairement suivre cette voie. Une partie essentielle de l'analyse consiste à déterminer quelle est la meilleure stratégie. Dans certains cas, il peut exister un droit de recours formel, selon le type de demande.
Dans d'autres cas, notamment lorsque le problème porte sur la légalité ou le caractère raisonnable de la décision, la voie appropriée peut être un recours judiciaire devant la Cour fédérale.
La procédure de réexamen, quant à elle, est généralement plus rapide et moins coûteuse, mais elle nécessite un dossier bien identifié et correctement présenté.
En tant qu'avocate spécialisée en droit de l'immigration, j'ai acquis une grande expérience dans la préparation de demandes de réexamen pour différents types d'affaires. Lorsque l'erreur commise par l'agent est manifeste — qu'il s'agisse d'une omission documentaire, d'une interprétation incomplète ou d'une application erronée de la loi —, les chances de succès peuvent être très élevées.
Votre demande a-t-elle été rejetée et vous avez des doutes quant à la procédure ? Chez Immiland Law, nous pouvons vous aider.
Chez Immiland Law, nous sommes des conseillers agréés par la CICC et des avocats canadiens spécialisés dans les dossiers d'immigration au Canada. L'annulation des refus injustifiés est au cœur de notre pratique quotidienne.
Si votre demande a été rejetée, vous pouvez prendre rendez-vous avec nous afin que nous examinions votre dossier et vous proposions des solutions valables et conformes à la loi.
J'espère que cet article vous aidera à comprendre qu'un refus n'est pas toujours définitif et que l'essentiel n'est pas d'insister, mais de savoir exactement ce qu'il faut corriger et comment le présenter de manière stratégique.
Merci de nous avoir accompagnés dans cette lecture. À bientôt dans notre prochain blogue, où nous continuerons à bâtir votre rêve canadien avec professionnalisme et empathie !
Avec amour,
Immiland Law Professional Corporation