La crise du logement au Canada est bien réelle. Elle est due au fait que les politiques migratoires ont accueilli des milliers de résidents temporaires et permanents, mais n'ont pas prévu le manque d'infrastructures. C'est pourquoi, aujourd'hui, l'État donne la priorité aux biens immobiliers destinés à l'habitation et non uniquement à des fins commerciales.
Dans des provinces comme l'Ontario, pour que le système de logement fonctionne, les contrats doivent être strictement respectés. C'est là qu'intervient la nouvelle loi Bill 60 en Ontario, qui a réduit le délai d'attente pour entamer une procédure d'expulsion pour non-paiement de 15 à seulement 7 jours.
Dans cet article, nous analyserons s'il s'agit d'une défaillance du système ou d'un manque de principes éthiques de la part des acteurs concernés.
Lisez jusqu'à la fin pour que nous analysions ensemble si c'est au propriétaire de couvrir cette crise ou s'il s'agit plutôt d'accepter son propre manque de capacité de paiement en tant que locataire.
Dans le secteur immobilier canadien, il est possible de trouver des personnes ayant une capacité d'investissement immobilier si importante qu'elles possèdent parfois jusqu'à 200 clés (appartements ou maisons), mais il y en a aussi qui ont du mal à rembourser l'hypothèque d'un seul bien immobilier.
Il est vrai que la population immigrée se concentre principalement dans des villes comme Toronto, Montréal et Vancouver, où la demande a complètement dépassé l'offre et où le coût de la vie est très élevé, mais le fait qu'il existe de grands investisseurs ou des propriétaires d'une seule maison ne signifie pas que le secteur privé doive absorber les défaillances des politiques publiques.
Il est erroné de penser que le propriétaire doit pallier le manque de logements que l'État n'a pas su garantir. Les décisions du gouvernement canadien en matière d'immigration relèvent de la responsabilité publique ; par conséquent, on ne peut exiger des propriétaires qu'ils financent la crise du logement au point de permettre le non-paiement de leurs loyers.
C'est là qu'intervient la loi Bill 60 de l'Ontario et son objectif.
Le nouveau projet de loi 60 de l'Ontario stipule que si le loyer n'est pas payé, le délai d'attente avant que le propriétaire puisse entamer la procédure d'expulsion est de seulement 7 jours (contre 14 auparavant).
L'objectif est de protéger la stabilité financière du propriétaire, qui est généralement un particulier ayant des engagements hypothécaires que le système bancaire ne suspend pas.
Même si le défaut de paiement est dû à de réelles difficultés financières du locataire, en vertu des nouvelles règles, le tribunal peut lui demander de verser 50 % de la dette accumulée avant de lui permettre de présenter une défense juridique lors de l'audience.
La réglementation provinciale est devenue plus stricte. Cependant :
Est-il possible de trouver un équilibre avant que la loi n'entre en vigueur ? La réponse dépend peut-être de la transparence et d'une communication efficace entre les deux parties.
Il est important de réfléchir : vaut-il la peine de mettre en péril son historique de crédit ou son patrimoine à cause d'un manque de communication ?
Conseil juridique : en tant que cabinet de conseil juridique spécialisé dans les questions d'immigration, il convient de mentionner qu'il est toujours possible de conclure un accord de paiement formel avant que l'affaire ne soit portée devant les tribunaux.
Une négociation raisonnable peut empêcher qu'un problème financier temporaire ne se transforme en expulsion définitive, ce qui protège à la fois la stabilité du locataire et la trésorerie du propriétaire.
Il est évident que chaque cas est différent et doit être évalué avec professionnalisme et une connaissance approfondie du droit.
Il existe une responsabilité commune essentielle : celle d'agir dans la mesure où la capacité de paiement le permet.
Ce point est fondamental, car il définit la manière dont nous faisons face aux crises dans un pays comme le Canada. Il est compréhensible qu'il y ait des difficultés économiques en tant que nouveaux arrivants ou après notre installation, mais l'honnêteté doit prévaloir.
Nos valeurs éthiques nous dictent que, face à l'impossibilité de respecter un contrat de location, la bonne chose à faire est de restituer le bien. Rester dans un logement sans payer, en espérant que le propriétaire absorbe une crise personnelle qui ne le concerne pas, n'est pas un droit ; c'est une action qui affecte les familles qui dépendent de ce loyer pour ne pas perdre leur propriété au profit de la banque.
Vous pouvez compléter cette analyse en regardant la vidéo : La crise du logement au Canada et les propriétaires sur notre chaîne YouTube.
Si vous vous trouvez dans une situation où le paiement du loyer est tout simplement impossible, la solution la plus intelligente et la plus éthique n'est pas d'attendre l'expulsion. La clé réside dans la remise volontaire du bien immobilier par le biais d'un accord légal.
Cela vous permet :
La crise est réelle, mais votre intégrité et votre avenir dans ce pays dépendent de la manière dont vous déciderez d'y faire face.
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