Évitez ces erreurs lorsque vous essayez d'améliorer votre profil Express Entry


De nombreux candidats à la résidence permanente au Canada commettent l'erreur d'« ajuster » ou de modifier leur profil Express Entry dans le but d'augmenter leur score au sein du Système de classement global (CRS).
Ils oublient toutefois que Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) conserve un historique détaillé de toutes les demandes, de tous les visas et de toutes les informations soumises par le passé.
Le problème se pose lorsque les candidats reçoivent l'invitation à postuler (ITA) et qu'ils doivent joindre leurs bulletins de salaire, leurs déclarations d'impôts et les pièces justificatives attestant de la véracité des informations fournies dans le formulaire.
C'est à ce moment-là que les agents de l'immigration comparent chaque information et, si un élément ne correspond pas aux profils antérieurs, la demande perd de sa crédibilité ; elle est donc rejetée et suscite des soupçons de fausse déclaration (misrepresentation), ce qui entraîne une interdiction d'entrée au Canada pouvant aller jusqu'à 5 ans.
Si votre profil nécessite des modifications, je vous invite à prendre connaissance des erreurs les plus courantes commises lors de sa mise à jour afin de les éviter et de procéder correctement à cette mise à jour.
Des erreurs cruciales qui nuisent à votre profil Express Entry
Je vais maintenant vous présenter les erreurs les plus courantes que nous constatons dans les demandes qui nous sont adressées dans le cadre de nos services de conseil en matière d'immigration et que vous devez éviter à tout prix :
- Omettre les emplois anciens ou « mineurs » dans les demandes de visa précédentes : de nombreux travailleurs étrangers omettent de mentionner les emplois informels ou de courte durée dans leurs demandes précédentes de visa touristique ou d'études, estimant qu'ils ne sont pas pertinents.
L'erreur survient lorsque, lors d'une demande de résidence permanente via Express Entry, ces éléments sont pris en compte pour obtenir des points dans le système.
Lorsque l’IRCC recoupe les données, l’agent constate une incohérence, ce qui soulève la question de savoir si le candidat a menti auparavant ou dans sa demande actuelle. Or, tout soupçon soulevé par les services d’immigration peut entraîner le rejet de la demande.
- Confondre l'expérience professionnelle acquise au Canada avec celle acquise dans son pays d'origine : pour la catégorie « Catégorie de l'expérience canadienne » (CEC), la loi interdit de prendre en compte les heures de travail effectuées au Canada alors que l'on avait le statut d'étudiant à temps plein.
En revanche, dans le cadre du Programme fédéral des travailleurs qualifiés (FSWP), l'expérience professionnelle acquise dans votre pays d'origine pendant vos études peut effectivement vous rapporter des points dans votre dossier, à condition qu'il s'agisse d'un emploi qualifié (TEER 0, 1, 2 ou 3) et rémunéré.
L'erreur réside dans le fait qu'en confondant ces critères, vous risquez de « gonfler » artificiellement votre score, ce qui sera détecté par l'agent.
- Saisie incorrecte des codes NOC/TEER : au Canada, chaque poste est associé à un code NOC (Classification nationale des professions) précis au sein du système de classification TEER (Formation, Éducation, Expérience et Responsabilités), et le candidat doit connaître celui qui correspond à son poste. Il ne suffit pas d’indiquer l’intitulé de son poste au sein de l’entreprise.
L'erreur consiste à choisir un code en se basant uniquement sur l'intitulé du poste et non sur les fonctions réelles.
Si les tâches décrites dans votre lettre de recommandation ne correspondent pas à la description officielle du système canadien, votre expérience ne sera pas prise en compte et votre note baissera considérablement.
- « Compter deux fois » les heures de travail : certains candidats pensent que travailler 60 heures par semaine leur permet d'acquérir une année d'expérience en seulement six mois.
C'est une erreur, car le système ne prend en compte que 30 heures par semaine au maximum. Vous ne pouvez pas « accélérer le temps » dans cette procédure ; la loi exige un minimum de 12 mois civils pour valider une année d'expérience.
- Pour les travailleurs étrangers : le système ne prend en compte qu'un maximum de 30 heures par semaine et exige que les 1 560 heures d'expérience aient été accumulées sur une période d'au moins 12 mois civils.
- Pour les étudiants étrangers : le problème ne réside pas seulement dans la limitation du nombre d'heures, mais aussi dans le statut migratoire.
Aucune expérience professionnelle acquise dans le cadre d'un permis d'études à temps plein au Canada ne permet d'obtenir des points dans la catégorie « Expérience canadienne » (CEC), quel que soit le nombre d'heures travaillées légalement.
- Ne pas déclarer de rémunération dans l'expérience professionnelle : en vertu de la législation canadienne, pour qu'une activité soit considérée comme un « emploi », elle doit avoir été rémunérée (salaire ou commission).
L'erreur consiste à déclarer des stages non rémunérés ou des missions de bénévolat comme expérience professionnelle afin de gagner des points dans le système, ce qui entraîne le rejet immédiat de la demande faute de preuves de rémunération.
On peut et on doit mentionner cette expérience dans son parcours professionnel, mais il ne faut pas prétendre obtenir des points grâce à elle.
Oubli ou incohérence ? La sanction est la même
IRCC n'oublie rien. En tant qu'êtres humains, il peut nous arriver d'omettre un emploi par inadvertance, mais pour la base de données du système d'immigration canadien, cette omission ou cet oubli est considéré comme une incohérence.
Si, après avoir reçu son invitation (ITA), le candidat voit un de ses points invalidés et que son score passe en dessous du seuil minimum requis pour le tirage au sort, sa demande de résidence permanente sera rejetée, quel que soit le stade d'avancement de la procédure.
La situation pourrait même être pire s'il s'avère que les agents estiment qu'il a délibérément dissimulé des informations, car il risquerait alors une interdiction d'entrée au Canada pendant 5 ans.
Il est conseillé de bien connaître votre profil et de le mettre à jour avec des informations cohérentes que vous pouvez étayer.
Vous avez besoin d'aide pour améliorer votre profil Express Entry ? Chez Immiland Canada, nous pouvons vous conseiller.
Services migratoires
Nous sommes des conseillers agréés par la CICC et des avocats canadiens, et nous pouvons évaluer votre dossier afin de nous assurer que votre profil actuel est cohérent et ne présente aucun risque.
Vous pouvez demander une évaluation gratuite en remplissant le formulaire ci-dessous.
Si vous souhaitez prendre rendez-vous pour un entretien de conseil, cliquez ici.
J'espère que ces informations vous seront utiles et que vous obtiendrez bientôt votre permis de séjour permanent.
Avec amour,
Immiland Canada
Remarque : Cet article ne constitue pas un conseil juridique ou un avis juridique de la part d'un avocat. Il a pour seul but d'informer les lecteurs sur certains aspects des détails du droit en matière juridique.










