Est-ce une bonne idée d'étudier au Canada ? : Des avis partagés


Étudier au Canada a toujours été un rêve pour de nombreux Latino-Américains. Cependant, les changements intervenus ces dernières années en matière d'immigration ont amené certains candidats au visa à se demander s'il est judicieux d'émigrer dans ce pays dans le cadre de leurs études.
Pour nous qui travaillons dans le domaine des études internationales, la réponse courte est : oui.
À condition de tenir compte des conditions non négociables qui mènent au succès.
Dans cet article, je vais vous présenter ces conditions et vous faire part des avis mitigés exprimés par les étudiants internationaux qui ont vécu cette expérience au Canada. Lisez cet article jusqu'au bout et tirez-en vos propres conclusions.
Conditions favorisant la réussite de l'immigration au Canada dans le cadre d'études
Les étudiants internationaux qui maîtrisent l'anglais et/ou le français, disposent de moyens financiers suffisants et ont une expérience professionnelle préalable parviennent à progresser plus rapidement dans leurs études et à s'intégrer plus rapidement dans le pays.
Mais avant cela, ils se sont assurés de remplir les conditions suivantes pour réussir :
- Avoir un objectif clair : dans sa lettre de motivation, l'étudiant explique précisément ce qu'il vient apprendre, en quoi cela lui sera utile dans sa carrière et pourquoi cet investissement en vaut la peine plutôt que d'étudier dans son pays d'origine.
- Suivre la logique des études antérieures : la filière que vous avez choisie est en lien avec vos études ou votre expérience professionnelle antérieure. Cela vous garantit ainsi un poste très recherché sur le marché du travail.
Lorsqu'un étudiant choisit un cursus différent ou ne présente pas d'objectifs clairs à la fin de ses études, il suscite la méfiance de l'agent des services d'immigration et court un risque élevé de voir sa demande rejetée.
- Il faut être réaliste quant aux frais d'études et aux délais d'attente : les services d'immigration exigent que l'on prouve disposer de fonds suffisants pour couvrir la première année d'études, les billets d'avion et le coût de la vie minimum, qui s'élève à 22 895 $ CAD pour une personne seule (et augmente si l'on voyage en famille), à la date de publication du présent article.
On ne peut pas compter sur la possibilité de trouver immédiatement un emploi pour subvenir à ses besoins. De plus, il faut tenir compte des délais nécessaires à l'obtention du visa, de la lettre provinciale (PAL) et de l'inscription auprès de l'établissement (DLI).
Le délai de traitement estimé des demandes de visa de visiteur déposées depuis l'étranger est de 31 jours, compté à partir de la réception du dossier complet jusqu'à la décision finale.
Toutefois, ce délai peut varier en fonction du volume ou de la complexité du dossier et n'inclut pas le transfert des documents entre les centres de visas ni le traitement des données biométriques.
Ceux qui ne respectent pas l'un de ces points échouent dans leur projet d'études à l'étranger ou ne voient pas leur visa approuvé.
Le Canada n'est pas un endroit où l'on se réinvente
Le gouvernement canadien, par l’intermédiaire de l’IRCC, n’accorde pas de visas ni de permis sur la simple base d’un « désir de se réinventer » dans le pays.
Le seuil des ressources financières à justifier a été considérablement relevé afin de garantir que les étudiants puissent vivre leur première année sans avoir à chercher un emploi ou à compter sur un salaire à temps partiel.
Des avis partagés
La posture de l'élève avec un partenaire
« Je suis partie étudier au Canada avec ma famille. Mon mari a trouvé un bon emploi et notre vie s'est considérablement améliorée ; c'est pourquoi je recommande vivement cette expérience. Tout dépend de la façon dont on perçoit le Canada et de la nécessité d'arriver avec un projet bien défini », explique l'une de nos témoins anonymes.
Remarque 2026 : Le Canada autorise, dans le cadre de certains programmes de master ou de doctorat, le conjoint de l'étudiant à demander un permis de travail ouvert (SOWP). Cela permet au conjoint de travailler pour n'importe quel employeur, de changer de poste et de déménager dans une autre province si nécessaire. (Ce que le permis de travail fermé n'offre pas.)
La posture de celui qui cherche à s'établir
« Si votre véritable objectif est de venir au Canada uniquement pour obtenir le statut de résident permanent, je ne vous le recommanderais pas aujourd’hui… L’idéal est de venir dans une optique d’évolution professionnelle et de ne pas y voir simplement un raccourci. »
De bonnes raisons d'étudier au Canada
Si votre profil est « bien établi », que vous disposez du pouvoir d'achat nécessaire pour investir dans la formation et que vous remplissez les conditions de ressources mises à jour (22 895 CAD de base si vous voyagez seul(e) ; les montants augmentent si d'autres membres de votre famille vous accompagnent en tant que personnes à charge), n'hésitez pas à vivre cette expérience :
- Rapport qualité-prix : L'enseignement canadien reste plus abordable qu'aux États-Unis et dans d'autres pays développés tels que l'Australie et le Royaume-Uni.
- Le PGWP et l'expérience canadienne : le permis de travail post-diplôme vous permet d'acquérir de l'expérience afin de postuler dans la catégorie « Expérience canadienne » (CEC), qui constitue une priorité absolue pour le gouvernement.
- Nouveauté IRCC 2026 : Cadre des institutions de confiance. Le gouvernement a mis en place le « Trusted Institution Framework ». Si vous choisissez une institution portant ce label, votre demande de visa bénéficiera d'un traitement prioritaire.
Ces établissements sont sélectionnés car ils garantissent des services essentiels, tels que l'hébergement des étudiants et un accompagnement en matière de santé mentale, ce qui facilite une arrivée sûre et ordonnée dans le pays.
- L'IRCC a fixé un plafond de 155 000 nouveaux permis d'études avec PAL pour 2026 : les étudiants inscrits en master ou en doctorat dans des établissements publics sont exemptés de ce plafond, ce qui augmente leurs chances de réussite.
Le Canada est une destination pour les étudiants qui ont des objectifs clairs. Il n'accorde pas le statut de résident parce qu'il « a besoin de main-d'œuvre », mais parce qu'il récompense le talent et l'effort. Le système actuel est très exigeant, mais il n'est pas exclusif.
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J'espère que cet article vous aidera à choisir la meilleure voie pour émigrer en 2026. Merci de nous avoir lus. À bientôt pour le prochain article !
Avec amour,
Immiland Canada
Remarque : Cet article ne constitue pas un conseil juridique ou un avis juridique de la part d'un avocat. Il a pour seul but d'informer les lecteurs sur certains aspects des détails du droit en matière juridique.










